Vendredi 30 janvier DAKLA port de pêche ; tribulations autour des paperasses marocaines.

Le parcours du combatant
Avant de partir nous devons récupérer la facture acquittée à la capitainerie, passer à 9 h mais elle sera prête à 11h, acheter une nouvelle bouteille de gaz en ville, puis passer à la police du port pour faire tamponner les passeports pour sortir du Maroc, mais le chef n’est pas là et il faut attendre … Le chef arrive à 10 h et là, il demande l’imprimé D176 : malheur, l’autorisation de départ était la faille, elle s’arrêtait la veille et il faut recommencer, retourner voir l’ordonnateur du bureau des douanes en ville à 6 kms avec son costume noir qui se met en colère contre la police qui demande un tampon sur un nouveau carton blanc « que ce dernier n’a jamais vu ».
Il refuse : je suis l’otage. Je me voyais bloquer à Dakhla. Heureusement au bout de 10 minutes, son chef en uniforme bleu clair avec des barrettes me croise dans le couloir, me reconnaît me demande si ça va : « Ah non, c’est compliqué chez vous ! » « PAS de problème me répond-il » et là, il retourne voir l’ordonnateur et lui assigne l’ordre de signer mon autorisation de sortie du voilier contre son gré, re taxi, re poste de police de l’entrée du port, re attente du chef, re saisie sur le clavier du PC avec un doigt plus le temps de réflexion, la boule monte dans mon ventre le chauffeur de taxi excédé demande à être payé et s’en va. Nouveau taxi pour repasser à la capitainerie, récupérer la facture acquittée de l’ONP. (50 euros sans eau ni électricité, ni douche comme les autres ports sans marina du Maroc.)
Ici les taxis prennent tous les virages à la corde même sur les 4 voies, et se doublent entre eux sans arrêts en franchissant allègrement la ligne blanche, à chaque ralentisseur, nous avons le sentiment que les cardans vont rester sur place, mais pour 1€ 50 la course, que demander de plus ?
De retour au port de pêche, re sollicitation des douanes du port cette fois, qui reviennent visiter l’intérieur du bateau avant de pouvoir partir. Le douanier en uniforme nous autorise enfin à quitter le Maroc. Dans ce contexte, pas étonnant qu’il y ait moins de 25 voiliers par an à leur rendre visite.
Bilan 1 heure avec les 5 autorités sur le bateau le premier jour, deux heures au bureau des douanes et impôts le deuxième jour avec l’ordonnateur, deux heures de paperasseries le jour du départ, soit cinq heures pour 36 heures d’escale ! Chercher l’erreur !

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