QUART D HEURE PHILOSOPHIQUE

DU BONHEUR ET DES RENCONTRES DE L’ EQUIPAGE ET DE CELLE DE MARCEL BARDIAUX*
Nous avons rencontré un skipper malheureux seul avec son fils sa femme était partie sur le bateau d’un ancien copain au brésil qui naviguait en escadre avec eux.
Solitaire et écrivain notamment « Aux 4 vents de l’aventure », Marcel Bardiaux en voyage avec son voilier de 10 mètres à fort de France en 1955 écrit page 302 « Personne ne semble totalement heureux de son sort sur son bateau, j’ai rencontré des solitaires qui cherchaient vainement une âme sœur, d’autres qui au contraire cherchaient à se débarrasser à tout prix d’un équipier ou d’une équipière, une famille entière comprimée sur un bateau de moins de 10 mètres, etc.. »
Là maintenant c’est l’autre Marcel qui parle :
A la vérité, le bonheur n’est pas tant dans le matériel, l’avoir et la taille du voilier 35 pieds ou 100 pieds n’y changent rien. Le bonheur est dans l’être, on le porte en soi même et si chaque matin on se réveille avec le cœur qui est plein, si chaque jour une petite attention à nos voisins, au capitaine du port ou à l’élue de son cœur, alors le bonheur n’est pas loin à condition de le dire tout haut « je suis bien là ou je suis bien avec toi ».
« Je ne peux éviter de me sentir comme une personne qui laisse passer sa vie sans risques ni émotions. » écrit mon ami de Gijon le 20 février 2016.
Jamais nous ne devons regretter le chemin que nous avons donné à notre vie, ni les risques que nous y avons pris et je préfèrerais mourir emporté par une déferlante à 90 ans que de ma belle mort à 100 ans dans une maison de retraite comme failli le faire celui qui s’en est enfuit le jour de son anniversaire.
La vie, je préfère la manger par les 2 bouts, même si parfois elle nous amène un trop plein d’émotions et aujourd’hui quand je ressens à l’avance le plaisir partagé que je vais avoir à rencontrer à nouveau Lylianne et Michel devant ses fourneaux sur leur île perdue à SABA et tous ceux avec qui l’on peut encore partager des moments de bonheur, je dis à mon ami Paco : « Prends ton bâton de Pellerin et n’hésite pas à partir à la rencontre de ce que tu aimes ».
Vivre en fusion est la pire des conneries et il ne faut pas sacrifier ses propres envies de vivre des émotions aux contraintes de la vie à deux ou pire à ce que le conjoint tente parfois de nous imposer quand on ne sait pas dire non et qui n’est pas nos vraies valeurs.

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