Le syndrome des retours de grand voyage + La vie devenue un peu fade d’un retraité pas préparé au retour

On cherche souvent le bonheur à l’autre bout du monde, pour finalement s’apercevoir qu’il peut être sur le seuil de notre porte quand on revient chez-soi à condition de le voir et d’en prendre soin, de savoir l’accueillir, mais surtout de s’y préparer.
30 ans pour rêver à cette transatlantique, 1 an pour préparer le bateau, mais aucun jour pour préparer « l’atterrissage » au retour, ni même préparer un réel plan B pour et surtout être maitre de son avenir et sans doute repartir un jour .
Vivre avec 330 jours de soleil par an,puis se retrouver dans la grisaille et le froid de la Bretagne l’hiver, parfois des jours entier sans rencontrer quiconque, le choc est brutal.
Partir un peu précipitamment, pour cette transat de 2ans seulement 15 jours après le dernier jour de vie active,et se retrouver sans activité créatrice, sans clients ,sans élèves,à se dire pour qui j’existe ? et quel est désormais le sens de ma vie si le bonheur doit être loin de ma famille et de mes amis ?
La conséquence ? la météo ne l’avait pas prévu , une dépression s’est emparé non pas de FLEUR DE SAIL mais de son skipper qui s’est muré dans le silence pendant 2 mois , sans même poursuivre l’illustration des photos de son blog, son optimisme natif ayant été partielement balayé par ces tempêtes, et un certain Jacques R.ancien équipier volontaire de cette transat retour qui m’a par son attitude dégueulasse spolié de 1400 euros au retour.(j’en ai d’ailleurs fait un article sur le forum du site vogavecmoi) .Heureusement comme pour le vendée globe virtuel l’anticyclone semble vouloir revenir et pointer son nez.

Vivre 2 ans sans télévision pour notre plus grand bonheur, et s’apercevoir en rentrant que nos dirigeants politique qui sont des illettrés de l’économie numérique, qu’ils s’appellent Sarkozy ou Hollande ont été l’un comme l’autre lynchés par la vindicte populaire , car ils ont l’un comme l’autre précipité notre malheur économique, et qu’il n’y a pas de vrai remplaçant.
S’apercevoir qu’une passion comme la voile hauturière laisse des traces indélébiles y compris sur le compte en banque,quand on n’est addict ,mais que à l’inverse la richesse des contacts pendant ce voyage et la joie qu’ils procurent vous apportent ensuite une certaine nostalgie face à une vie sociale de retraité plus fade et routinière et pas assez animé.
Cette aventure laisse des marqueurs à tout jamais,jamais le besoin de soleil, de liberté, de mer, et d’être utile ne se sont fait sentir avec autant d’acuité.
Face à tous ces ressentis sans soleil qui contrastent tant avec les magnifiques paysages sous marins des photos postées des caraïbes , il faut se reconstruire, se dire que nous devons rester acteur de l’aventure (plus tôt trépidante pour moi) de notre
vie,après un « bain de famille » nécessaire, l’écriture encours d’un ouvrage « oser entreprendre »,une seule envie rebondir au plus vite et repartir dès que le soleil du printemps seras suffisant pour réchauffer nos coeurs….Joyeux Noel à tous.