UN GRAND MERCI A MES SUIVEURS DE BLOG

L a transat retour a été particulièrement épuisante SURTOUT LA PREMIERE PARTIE des bermudes aux acores , je sort enfin de mon petit nuage , Fleur de sail est maintenant réparé (nouveau démarreur pour 450 euros ), mis en vente à ARZAL, et prêt pour une nouvelle transat, le suivant GOLD son grand frère est a son tour paré pour de nouvelles croisères, juste quelques billes sorties du chariot de bome mais tout seras réparé très vite .Vous tous qui nous avez suivis sur le blog, votre soutien et vos commentaires ont été super surtout dans les moments les plus difficiles, un grand merci.Je publierai dès que mon Apple sera réparé les photos de la transat retour depuis les bermudes.

L ARRIVEE FINALE DE CE PERIPLE DE DEUX ANS SUR LE CONTINENT :

A 40 milles de belle ile la VHF crache  » sécurité sécurité météo sur le canal 80″, youppee cette fois on n’est bien en france on swatch 80 ,  » par suite d’un mouvement social il n’y aura pas de bulletin météo. »
Ou les grèves sont là on n’est bien en france !
A 2 heures du matin nous avons fait plus de 500 kms sans pouvoir éteindre le moteur dans la pétole, et il faut ben se rendre à l’évidence la panne sèche nous guette, appeler la SNSM pour un remorquage ? c’est 400 euros de l’heure non merci!
Donc on décide de se dérouter au plus cours vers le croisic ou la turballe, le croisic c’est marée basse, nous indique le GPS ce seras la turballe ou se gare sur le ponton du Gasoil jamais le moteur n’a toussé malgré un réservoir vide avec à priori moins de un litre de gasoil dans les cuves ouf !
Le diag du mécano tombe 4 jours après le démarreur est naze après 2 000 h de bons et loyaux services et il faut faire un échange standard.le bateau reste bloqué ici jusqu’au 17 juillet à priori.
48 heures de sommeil réparateur pour retrouver la forme, mais j’ai froid , je dors depuis plusieurs jours de cette fin de croisière en tremblant et avec des soquettes, ma polaire ne me quitte plus, bref ce climat breton ne me conviens plus comme avant , je suis déprogrammé avec deux ans de soleil et 30 degrés tous les jours et tout les repas dehors,fatiqué, je suis un peu désemparé sur un nuage comme un sdf qui se sent déraciné, la Bretagne est ce réellement la région ou je souhaite finir ma vie ? un nouveau départ au soleil et vers la chaleur s’impose.
Jeannick viens gentiment m’accueillir avec sa voiture pour récupérer la mienne, Nicolas mon équipier de rêve reste 48 heures sur le bateau et astique le pont , un repas avec les copains à la baule devant le match de foot de l’euro pour se réaclimater, et dire elle est belle la vie, le lendemain un bateau qui viens arracher mon feu de nav et dessouder mon balcon avant me remet devant mes réalités.
je me dis que la belle vie en mer avec le dépaysement c’est fini et que vu l’état de la caisse de bord, je vais peut etre mettre la voile en veilleuse quelque temps pour me refaire une santé financière et aussi en vendant fleur de sail.

MAGNIFIQUE CADEAU D ADIEUX à la croisière hauturière de plus de 10 jours

Pendant le dernier quart de nuit entier à 120 MILLES DU CROISIC la bioluminescence nous fait voir une quinzaine de sillages en forme de S qui s’agittent comme autant de cadeaux d’adieu de cette transat retour, un ballet incessant pendant plus de 3 heures de dauphins est là pour nous dire ne vous inquiétez pas , vous n’êtes pas toutseul on vous accompagne et du gasoil vous allez en trouver.

LE BILAN a chaud DES GRANDES ANTILLES

Trois étapes principales :
1 le cabotage sur les iles de porto rico à Cuba: les plus beaux souvenirs de ces deux ans de croisère, ou jamais la communication avec les habitants n’a été aussi forte des plus aisés aux plus pauvres, ou les soirées et après midi passées avec les cubains à jouer de l’harmonica et eux de la guitare ces moments de complicité restent gravées dans mon coeur à tout jamais.
2 Cuba les Acores via les Bermudes : 30 jours avec un équipage que j’ai découvert en route sur ses valeurs et sa manière de voir la navigation hauturière ,malgré un essai de 3 jours avec Jacques avant de partir ,après l’arrêt forcé aux Bermudes , la synergie totale n’était pas au RDV, et le plus difficile est peut être de gérer non pas les gros coup de vents, mais l’ambiance pendant trois jours de pétole et ou le carburant vint à manquer.cette première partie de transat retour la plus diffcile au niveau météo,bien qu’effectuée avec un équipage largement ammariné ne seras pas mon meilleur souvenir.
A L ‘issue d’un barbecue géant de 30 francais une fois arrivé à Horta,avec d’énormes cotes de boeuf vendu ici une bouchée de pain ( 4,5 euros le KG ), voici quelques commentaires des différents bateau francais en transat retour.
ketch de16- tonnes acier : »nous avons touché 70 noeuds de vent le 11 juin en route vers horta depuis st martin, notre routeur nous a emmené en plein dans la dépression, les déferlentes ont eu raison de l’étanchéité des hublots nous n’avons plus du tout d’électronnique à bord ».
OVNI 45 d’Arzal ,en provenance des bermudes nous avons touché 60 noeuds pendant 48h fin mai , avons perdu 2 panneaux solaires et puis une déferlante a provoqué une rupture du secteur de barre à quelques milles de Flores les secours ont mis 3 heures pour nous remorquer.
Un catamaran nous avons touché plus de 60 noeuds sommes mis a la cape pendant 12 heures , et les deux safrans ont été endomagés sur une déferlante.
Un firts 31,7 rencontré aux bermudes nous avons touché 45 noeuds pendant 48 h obligé de barrer transis de froid pendant ces 20 jours depuis les bermudes.
Blatz un bateau de 8 mètres rénové par des étudiants de brest, nous avons été transis par le froid et l’humidité de toutes ces déferantes qui n’arrêtais pas
Il reste Fleur de sail : Nous sommes le bateau qui avons mis le plus de temps ayant été encalminé car la route était plus sud que celle de nos collègues, mais nous sommes le bateau qui estpratiquement le seul arrivé sans dommage à Horta avec seulement 6 heures de coup de vent à 35 noeuds et rafales jusqu’ a 40 noeuds.
J’ai touché ici dans certains moment la limite de mes capacités physiques et ne suis pas candidat pour une nouvelle transat à 66 ans.
Nous avons le meilleur routeur pour jouer la sécurité « Olivier d’ARZAL » de tous ceux que nous avons rencontrés !

3 Les Acores ARZAL :Une sucession de pannes toutes réparées, un nouvel équipage à deux cette fois avec Nicolas un jeune baroudeur de 27 ans rencontré a Cuba, puis aux Bermudes, puis aux Acores.
Cette fois la complémentarité était parfaite et nous avons passé deux semaines à échanger et refaire le monde sur tous les sujets que ce soit la voile, les recettes de cuisine , ou le sort réservé à la génération Y.
Début de pétole hector le régulateur ne pilote plus rien. Puis Le pilote de barre franche nous lâche à nouveau dans le petit temps, et il faut barrer 24H sur 24 dans le petit temps, Nicolas démonte minutieusement le pilote pièces par pièces et trouve le point de blocage sur un roulement à billes après deux heures d’acharnement, et milles pièces détachées sur le cokpit: ouf en cas de nouvel pétole nous sommes sauvés !
Deux jours après le départ une déferlante heurte voilamment la coque, et je suis projeté tout aussi violamnent le dos sur le tranchant de la table a carte immobilisé avec vertèbres ou cotes déplacée ou fracturée ?, le samu le plus proche étant à 2 000 kms ! pendant ces deux semaines , je me déplace diffcilement le dos courbé en avant avec un espèce de nerf siatique qui serait coincé entre deux vertèbres.Dormir dans ces conditions ou la plus part de positions sont douloureuses, surtout avec des quarts rapprochés est une galère.
Après huit jours de mer à une moyenne honorable de 6 noeuds en ligne directe, 4 jours de pétole force 0 de chez 0, mettent nos nerfs à rude épreuve , comme celle des voiliers partis en m^me temps que nous, la mer devient un lac, ou nous observons chaque jour les dauphins puis les puissants geisers des baleines qui passent parfois moins de 10 mètres , et le GPS qui lui qui trace une route au gré des courants.On ressort la table de cokpit pour déjeuner , il n’y a aucune vague, aucune houle.
Mais l’autonomie ?
Pas grave nous avons cette fois 180 litres de carburant soit 5 jours d’autonomie non stop au moteur, oui mais à condition qu’il parte mister Perkins !et là pas un bruit rien, les batteries sont au plus haut niveau le préchaufage du volvo fonctionne, les fusibles sont nickel, le diagnostic tombe le relais qui enclenche l’engrenage du démarreur sur le volant de l’axe moteur ne veut rien savoir malgré quelsques démontages, prières , incantations, gratage du mat pour retrouver du vent, rien n’y fait ni vent , ni moteur nous voilà partis à la dérive à 250 miles de l’arrivée, otage d’éole et de Mister Perkins,dommage nous étions partis pour faire ces 1200 milles en 10 jours !
Alors je me rappelle tout d’un coup cette m^me panne sur ma deudeuche quand j’étais étudiant, un coup de marteau décollait le relais de l’engrenage et bing celà repartait, je sors la masse et le burin et au moment ou je frappe un coup sec sur le relais Nicolas appui sur le bouton du démarreur et au deuxième coup de marteau miracle le moteur Volvo s’emballe.
Sauvé ? pas tout à fait car nous avons désormais 56 h d’autonomie de moteur, à condition de ne jamais l’arrêter, et il reste 64 h et 250 milles pour arriver au Croisic et se retrouver dans le passage de la teignouse en panne de gazoil et de vent au vu des courants risque de nous emporter irrémédiablement sur les rochers si près du but ce serait dommage.
Nous essayons à nouveau de demander du gazoil aux cargos qui montent vers Brest, et là c’est : »je suis pas manoeuvrant trop chargé ou mon gaz oil n’est pas compatible »
jamais de ma vie de 50 ans de navigation je n’ai connu 5 jours de pétole d’affilée, et là pile a cette instantou j’écris je suis un peu dégouté de la plaisance et de ces pannes à répétition qui s’acharnent contre nous, certes une fois à terre ce seras vite oublié mais quand même cet arrêt forcé à la dérive au large laisse malgré tout des traces.
sans vent et sans démareur pour le moteur, l’antenne VHf de tête de mat notre seul lien pour crier au secours car nous n’avons plus d’unité sur l’irridium ) choisie de se faire la malle.
Nous affalons rapidement la grand voile et Nicolas part en tête de mat en pleine mer plate pour tenter de resserer les boulons qui avaint pourtant des rondelles growers.
N’ayant pas trouvé de gazoil en mer le stress de la panne de gasoil se fait plus présent après 4 jours de moteur non stop.