Fin de la première partie BILAN et retour pour 10 Jours en France

Aujourd’hui dimanche 24 août, nous nous dirigeons vers Nazare magnifique village touristique , d’où nous allons prendre un un bus pour nous rendre à l’aéroport de Lisbonne où nous attend notre avion pour revenir à Nantes pour une dizaine de jours de travail.

Côté empreinte carbone, notre comportement est exemplaire !  Nous avons parcouru à ce jour 754 Miles, soit l’équivalent de 1500 km en un mois, avec 100 l de gasoil,

les trois quarts de l’énergie ont été donné par le panneau solaire qui fournit 4 à 6 A dans la journée,  déception l’éolienne ne fournit quant à elle que 1,5 A avec 15 nœuds de vent,  cela sera-t-il suffisant lorsque nous serons au mouillage dans l’arc antillais ?

 

Pour l’instant nous avons 20 jours de retard sur le programme prévu , avec les incertitudes de la vie , et les pannes qui nous ont immobilisées grans voile moteur etc., nous n’avons craqué en restant plusieurs jours dans un port pour le plaisir que à Povoa de Varzim, et du coup nous allons peut etre abandonner l’étape prévue à Seville ?

et voilà que notre avion de Lisbonne vers Nantes est détournée pour cause de tempête du sud ouest à Nantes …

Une grande chaleur dans la relation avec les Portugais

FATIMA RESTAURATRICE ET BERNARDO

FATIMA RESTAURATRICE ET BERNARDO

Les Portugais font beaucoup plus d’efforts que les Espagnols pour nous comprendre  (sauf exception avec Paco qui nous parle toujours en français) et dans chaque endroit, il y a toujours dans un rayon de 10 mètres une personne qui parle français pour nous comprendre. A Bayona, il nous a fallu plus d’un quart d’heure de VHF pour que les Espagnols comprennent que nous souhaitions tout simplement descendre du bateau qui était sur bouée, pour aller à terre.

Povoa de Varzim Un port de rêve mais sans le gulf stream !

varzim casino nuit - copieÀ Povoa de Varzim , au Portugal, le port sur ponton en marina, avec Wifi électricité et eau protégé par empreinte digitale est à 13 € par jour TTC, et nous avons trouvé un restaurant avec entrée, plat, dessert et boissons pour 5,50 € avec du bar et des pommes rissolées  ! À cinq minutes du port environ au sud dans le quartier plus pauvre .

L’immobilier est également bon marché avec un T2 de  60 m², vue sur le port à 60 000 €,

mais l’eau reste très froide et les bains difficiles avec une eau à 17,5° malgré le soleil.

 

Il reste encore malgré tout quelques ports au même prix qu’en France (prix maximum relevé 31,50 € par jour à Aveiro et Figueira de Foz que nous visiterons ensuite ).

Les rencontres sur les pontons et ailleurs

Capture d'écran 2014-08-26 23.12.17 pacoLes rencontres avec les autres équipages qui descendent aussi vers le sud sont très enrichissantes puisque plus de la moitié d’entre eux ont déjà effectué un parcours vers les Canaries ou une transatlantique.
Nous apprenons des tas d’astuces avec Didier et Chantal, qui pourraient écrire un guide Imray de navigation hauturière, dont on ne se serait pas douté avant le départ, pour utiliser tel ou tel accessoire, s’accrocher à une pendille le nez du bateau tourné vers le ponton, positionner une grille métallique mettant le bateau en toute sécurité en cas d’effraction, préparer des maquereaux au vin blanc ou une petite sauce pour agrémenter des sardines aux piments, etc.

8 septembre pas de vent et beaucoup de brume pour aller vers la ria de SETUBAL à 90 Km à l’est de Lisbonne.

C’est la troisième fois qu’une  brume à couper au couteau nous entoure dans un nuage sans aucune visibilité, nous rentrons aux instruments ( GPS traceur, AIS, radar) . A l’arrivée dans un port de commerce, cette fois c’est à plus de 9 nœuds (avec le courant d’une marée très forte) que nous entrons dans SETUBAL, poursuivis par un énorme tanker bleu très impressionnant que l’on devine dans la brume, plus de 30 mètres de haut  MAIS… que l’on voit très bien au radar (plus de 300 mètres de long), il est tenu en laisse par deux remorqueurs , et c’est le pot de fer contre le pot de polyester, la bagarre est inégale, on se planque dans le port de plaisance pour le laisser passer, …ouf !    Demain il faudra tenir compte aussi du courant pour sortir de cette ria au demeurant très vivante avec un va et vient permanent de bateaux de commerce, de pêche et de ferrys, mais peu de bateaux tour du mondistes sur les pontons.SETUBAL BRUME DSCF1297

Les moments de la vie plus difficile

le port de Bayonna très protégé des tempêtes

le port de Bayonna très protégé des tempêtes

Bayona ou le bateau est resté immobilisé près de 15 jours, pour cause de décès de ma maman, sépulture et aide à ma sœur sur les tracasseries administratives sera l’un de nos derniers ports de la côte espagnole, mais surement l’un des plus chouette.Rentré précipitée par avion Porto Nantes

La ville est extrêmement jolie, le port est très bien protégé, mais la plupart des places visiteurs sont avec des pendilles, ce dont nous avons horreur.

Au retour Arrivés au Portugal, nous constatons que la vie y est beaucoup moins chère qu’en Espagne, que ce soit pour l’avitaillement ou pour le prix du port le soir.

 

Les rias de l’Espagne du Sud

Capture d'écran 2014-08-26 22.40.03Les deux premières sont traversées dans le brouillard et la brume, elles nous permettent de s’ancrer au mouillage en toute tranquillité sans payer, mais la troisième ria, celle de Vigo, nous paraît être la plus belle avec des îles magnifiques sauvages et protégées.

La pêche

DSCF1159Nous pratiquons du cabotage de Gijon, à la Corogne avec des vents modérés, mais pas de pêche, et pourtant il y a du poisson !

À la Corogne, nous rencontrons Isabelle Autissier qui nous explique qu’il faut commencer le matin par naviguer à environ 2 noeuds pour être sur de prendre du poisson  et ne pas hésiter à mettre des plombs de 800 g à 1 kg.

Depuis ce jour, la pêche est devenue miraculeuse, et tous les jours ou presque nous avons  la certitude d’avoir nos deux maquereaux pour le dîner en moins d’une demie heure de pêche.